Conférenciers nouveaux

Alain Stricker

Lire et relire Shakespeare Par-delà une appréciation universelle de la diversité d’une âme humaine aux ressorts éternels, la lecture du drame shakespearien ne prend tout son sens qu’à l’aune d’une bonne connaissance du creuset qui a servi de matrice à l’alchimie de sa création. Or l’époque élisabéthaine est profondément marquée par une culture éminemment chrétienne aujourd’hui plus méconnue. Nous aborderons quelques-uns des héros les plus fameux du plus célèbre dramaturge de tous les temps en reprenant la mesure des fondements de la modernité, en gestation à l’aube la Renaissance. • Du prophète Daniel aux amants de Vérone : heur et malheur d’une jeunesse excessive. (Romeo et Juliette) • Décomptes politiques et déboires paternels : diviser pour ne plus régner. Le vieux roi décide de partager son royaume avant sa mort pour prévenir les querelles, mais son calcul va s’avérer catastrophique. (Le roi Lear) • Tu ne tueras point » : le dilemme du prince philosophe ou les injonctions paternelles paradoxales au royaume du Danemark. (Hamlet) • L’enfer c’est l’autre : le général, la fille rebelle et la jacquerie du fourbe. La « divine Desdémone» finira par être défaite par le démon. (Othello) • Liturgie et sorcellerie : ambition politique et ambivalence poétique. Le désir de pouvoir entravé par l’ambiguïté du discours. (Macbeth) • Aliénation et réparation : de l’esprit du père à la prospérité retrouvée du prince érudit, mais spolié de son duché. (La Tempête) Chaque conférence commencera par un résumé des pièces abordées et proposera quelques illustrations sous forme d’extraits de films et/ou de documents susceptibles d’éclairer le propos. Malgré tout, il n’est peut-être pas inutile de (re)lire ou de (re)voir les œuvres retenues pour assister à ces conférences avec profit.

Date de dernière mise à jour : 24/12/2019