Conférenciers nouveaux

Marie-José Louveaux Patrimoine

Patrimoine Le patrimoine, destiné à être transmis pour sa valeur et sa signification, est une des composantes de l’identité des individus comme des territoires. Héritages d’un passé plus ou moins lointain ou créations contemporaines, les patrimoines reflètent les choix du moment. Le concept de patrimoine s’est développé récemment de l’action de l’Unesco pionnière à celle des débats contemporains jusqu’à la notion de patrimoine immatériel. « Notre héritage n’est précédé d’aucun testament », René Char, Feuillets d’Hypnos, 1946 • Du patrimoine aux patrimoines : de l’invention à l’extension de la notion de patrimoine et à la multiplication des patrimoines. Peut-on tout patrimonialiser ? • La patrimonialisation, un processus complexe mené par des acteurs de plus en plus nombreux. Si le rôle des États est toujours essentiel, de nombreux autres acteurs interviennent désormais à l’échelle locale et à l’échelle mondiale. La patrimonialisation est affaire de valeurs et de normes, moins consensuelles qu’il n’y paraît. • Gérer les patrimoines. L’aménagement pose des problèmes très concrets : comment protéger, comment restaurer, comment valoriser ? Quelles fonctions et quels usages choisit-on de donner aux patrimoines ? Dans la concurrence entre les territoires à toutes les échelles, le patrimoine est devenu un outil de promotion. • Concilier tourisme et patrimoine. Les deux sont étroitement liés et sont nés conjointement au XIXe. Le patrimoine constitue une ressource touristique majeure, au risque de la marchandisation. Si la pression touristique menace certains patrimoines, d’autres sont sauvés par le tourisme. Patrimoine • Patrimoines naturels. Considérer la nature comme un patrimoine s’impose au XIXe : il s’agit alors de mettre en réserve une nature exceptionnelle, grandiose, vide d’hommes. Depuis la patrimonialisation s’est étendue à une nature plus proche, plus ordinaire, habitée. • Les parcs naturels nationaux. Ils constituent un modèle de patrimonialisation et de protection qui est aujourd’hui remis en cause. Si on continue à créer des parcs, leur gestion évolue.•

Alain Stricker

Lire et relire Shakespeare Par-delà une appréciation universelle de la diversité d’une âme humaine aux ressorts éternels, la lecture du drame shakespearien ne prend tout son sens qu’à l’aune d’une bonne connaissance du creuset qui a servi de matrice à l’alchimie de sa création. Or l’époque élisabéthaine est profondément marquée par une culture éminemment chrétienne aujourd’hui plus méconnue. Nous aborderons quelques-uns des héros les plus fameux du plus célèbre dramaturge de tous les temps en reprenant la mesure des fondements de la modernité, en gestation à l’aube la Renaissance. • Du prophète Daniel aux amants de Vérone : heur et malheur d’une jeunesse excessive. (Romeo et Juliette) • Décomptes politiques et déboires paternels : diviser pour ne plus régner. Le vieux roi décide de partager son royaume avant sa mort pour prévenir les querelles, mais son calcul va s’avérer catastrophique. (Le roi Lear) • Tu ne tueras point » : le dilemme du prince philosophe ou les injonctions paternelles paradoxales au royaume du Danemark. (Hamlet) • L’enfer c’est l’autre : le général, la fille rebelle et la jacquerie du fourbe. La « divine Desdémone» finira par être défaite par le démon. (Othello) • Liturgie et sorcellerie : ambition politique et ambivalence poétique. Le désir de pouvoir entravé par l’ambiguïté du discours. (Macbeth) • Aliénation et réparation : de l’esprit du père à la prospérité retrouvée du prince érudit, mais spolié de son duché. (La Tempête) Chaque conférence commencera par un résumé des pièces abordées et proposera quelques illustrations sous forme d’extraits de films et/ou de documents susceptibles d’éclairer le propos. Malgré tout, il n’est peut-être pas inutile de (re)lire ou de (re)voir les œuvres retenues pour assister à ces conférences avec profit.

Date de dernière mise à jour : 25/05/2019