Histoire de l'art

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Emilie Jean Les grandes expositions à Paris

Les grandes expositions à Paris Ce cycle a pour objet de présenter les grandes expositions liées à l’actualité des musées et des galeries nationales. Pour préparer votre visite ou pour « revisiter » l’expo avec un regard plus averti. Voici quelques-uns des événements artistiques proposés pour la saison 2019-2020. • L’Âge d’or de la peinture anglaise : Turner, Reynolds, Gainsborough,… (11 septembre 2019 - 31 janvier 2020), Musée du Luxembourg • Francis Bacon (11 septembre 2019 - 20 janvier 2020), Centre Pompidou • Henri de Toulouse-Lautrec (9 octobre 2019 - 27 janvier 2020), Grand Palais • Le Greco (16 octobre 2019 - 10 février 2020), Grand Palais • Léonard de Vinci 24 octobre 2019 - 25 février 2020), Musée du Louvre • Christian Boltanski (13 novembre 2019 - 16 mars 2020), Centre Pompidou À l’heure où nous éditons cette brochure, nous ne pouvons garantir les dates des expositions ; nous ne connaissons pas encore la programmation du 1er semestre 2020. Émilie Jean adaptera son programme en fonction de l’actualité.

Camille Celier des Guerots Les arts de l’Islam, à la croisée des échanges

Voyages, échanges, dialogues sont les maîtres-mots de ce nouveau cycle dédié aux arts de l’Islam. Il mettra en avant la grande perméabilité de ces productions à des influences culturelles et artistiques d’horizons variés se fondant dans des œuvres originales. Cette singularité n’a-t-elle pas favorisé l’engouement des Occidentaux pour ces arts ? A moins que leur morceau d’histoire commune avec les « Sarrasins » n’ait jamais cessé de retentir... Les quatre premières séances passées entre Orient et Occident seront suivies d’un hommage spécial au patrimoine islamique de deux pays meurtris par la guerre : la Syrie et l’Irak. • Un rêve d’Orient : l’attrait de l’Occident pour les arts de l’Islam • Islam versus islam : une production artistique perméable aux religions • Le dialogue de l’arabesque et du lotus : l’influence de la Chine sur les créations d’art islamique • L’héritage islamique en France : état des vestiges de l’occupation sarrasine dans l’Hexagone • Hommage à des patrimoines meurtris : - chefs d’œuvre de la Syrie islamique (1) - splendeurs de l’Irak abbaside (2)

Véronique Defauw La route culturelle de la vigne et du vin

La route culturelle de la vigne et du vin De si loin que s’écrit l’histoire des civilisations, elle s’écrit avec des gouttes de vin. Pas de mythologie sans vigne, pas de romain sans vin, pas de Moyen Age sans un divin breuvage. L’art se décline en dessinant des vignes, en colorant des verres. Tout est histoire de vin de la Guerre des Gaules à la Révolution française, de la découverte du luxe à l’ivresse poétique. La peinture, l’architecture, la sculpture s’en inspirent. La couleur du vin est une histoire millénaire, à consommer sans modération. (cycle de conférences sur deux années) • A l’origine du vin • Les mystères de Dionysos et l’ivresse de Bacchus • Rome et les Gaulois, une histoire de vin • Symbole et spiritualité du vin • Le vin au Moyen Age, implantations religieuses • Le clos de Bourgogne et l’art du duché (2 conférences) • La guerre des vins • Venise et le commerce du vin • Le vin à la Renaissance • Le retour de Bacchus

Véronique Defauw Femmes artistes, femmes modèles

Femmes artistes, femmes modèles Si les noms d’Artémisia Gentileschi et Elisabeth Vigée-Lebrun ont traversé l’histoire, bien d’autres furent oubliés. Aujourd’hui réapparaissent, des femmes peintres, sculpteurs, célèbres à leur époque mais qui disparurent après leur mort, confondues souvent dans l‘œuvre de leurs confrères masculins. Femmes modèles, épouses parfaites, filles respectueuses, elles ont réussi le temps de leur vie à se faire une place au soleil. Il est temps de leur rendre leur nom et leur œuvre. En partant des premiers âges de la chrétienté jusqu’à aujourd’hui, nous étudierons les conditions professionnelles, sociales et familiales de ces artistes uniques. (cycle de conférences sur deux années) • L’Antiquité, des modèles pour l’éternité • Moyen Âge : du couvent à l’atelier • La cité des dames de Christine de Pisan • La Renaissance en Italie • La Renaissance aux Pays-Bas et en Angleterre • Les nouveaux modèles : Judith ou Salomé • Retour aux modèles classiques : le nu et la muse • Les femmes célèbres : modèles ou mécènes (Isabelle d’Este, Lucrèce Borgia) • Le XVIIe siècle un sujet féminin : la nature morte • Premières écoles et académies pour femmes au XVIIe siècle • Peintres et sculpteurs célèbres du XVIIe siècle : Judith Leyster, Mary Beale.

Hélène de la Selle L'art occidental : le XXe siècle

L’art occidental : le XXe siècle « Quand je n’ai plus de bleu, je mets du rouge ». Picasso La plus grande révolution artistique de tous les temps, amorcée au début du XXe siècle, va s’emballer après la seconde guerre mondiale. De nouveaux matériaux (laiton, plexiglas, plastique…) et de nouvelles technologies, toujours plus innovantes (vidéo, ordinateur…), bouleversent désormais radicalement les critères esthétiques. Alliées à une volonté de renouveau artistique mais aussi de provocation, ces innovations restent bien souvent incomprises. Elles témoignent cependant d’une audace et d’une inventivité créatrice qu’il est nécessaire de découvrir et de mieux comprendre. • L’architecture et la sculpture contemporaines : nouveaux matériaux et nouvelle esthétique. • L’après-guerre et l’Amérique • Le Pop Art : Hockney, Warhol… • Le Land Art : l’art éphémère et la nature. • L’Hyperréalisme et la fin des années 60 aux États-Unis. • L’art contemporain ; les nouveaux médias Benoît

Benoît Dusart Grands musées d'Amérique

Grands musées d’Amérique Qu’ils prennent la forme de temples à l’antique ou adoptent des volumes extravagants, signés des « starchitectes » d’aujourd’hui, les musées constituent d’éminents points de repère dans le paysage des métropoles américaines. Conservateurs et administrateurs – les puissants trustees – veillent à enrichir des collections dont le niveau de qualité n’a rien à envier aux vénérables institutions d’outre-Atlantique. Ces musées partagent la même ambition, favoriser la rencontre du public avec les chefs-d’œuvre de l’art. • Le Metropolitan Museum of Art de New York • Deux institutions de la côte Est : Boston et Philadelphie • L’art au campus, de Yale à Harvard • Une allée de musées : le National Mall à Washington • L’Art Institute à Chicago • Sur les rives des Grands Lacs, de Detroit à Cleveland • En passant par le Canada : Ottawa, Montréal, Québec • Musées du Middle West, de Kansas City à Indianapolis • Au pays du pétrole : Dallas, Fort Worth et Houston • De Pasadena à Malibu, les grandes collections de Los Angeles • Art ancien, art moderne à San Francisco

Marie-Agnès Renaud Autour de Jérôme Bosch

Du Moyen-Age à la Renaissance en Europe du Nord Autour de Jérôme Bosch En Europe du Nord, entre le religieux, thème surnaturel et invisible du Moyen-Age, et la nature visible et sensible, référence essentielle de la Renaissance, l’œuvre de Jérôme Bosch tient une place essentielle. Elle s’impose par son originalité absolue, la richesse de son iconographie, la séduction de ses couleurs et formes. Ses contemporains et successeurs s’inspireront de ses thèmes et de son style, jusqu’aux surréalistes, ce qui atteste de sa modernité. Il y a un avant, un pendant, un après Jérôme Bosch. • Le Moyen Age : obsession du péché et démoniaques tentations, peur et ferveur médiévales • Bosch, le regard sur le monde : L’Escamoteur, La Nef des fous, Le Jardin des délices, … • Bosch, le regard sur la foi : Les Sept péchés capitaux, La Tentation de Saint Antoine, ... • L’influence de Bosch : Patinir et le paysage fantastique, l’École Germanique (Grünewald, Altdorfer, ...) • Brueghel, le combat du Bien et du Mal : l’imagerie fantastique héritée de Bosch • Brueghel, l’affranchissement humaniste : les réjouissances du monde sous les lois de la nature et des hommes. En Europe du Nord, entre le religieux, thème surnaturel et invisible du Moyen-Age, et la nature visible et sensible, référence essentielle de la Renaissance, l’œuvre de Jérôme Bosch tient une place essentielle. Elle s’impose par son originalité absolue, la richesse de son iconographie, la séduction de ses couleurs et formes. Ses contemporains et successeurs s’inspireront de ses thèmes et de son style, jusqu’aux surréalistes, ce qui atteste de sa modernité. Il y a un avant, un pendant, un après Jérôme Bosch. • Le Moyen Age : obsession du péché et démoniaques tentations, peur et ferveur médiévales • Bosch, le regard sur le monde : L’Escamoteur, La Nef des fous, Le Jardin des délices, … • Bosch, le regard sur la foi : Les Sept péchés capitaux, La Tentation de Saint Antoine, ... • L’influence de Bosch : Patinir et le paysage fantastique, l’École Germanique (Grünewald, Altdorfer, ...) • Brueghel, le combat du Bien et du Mal : l’imagerie fantastique héritée de Bosch • Brueghel, l’affranchissement humaniste : les réjouissances du monde sous les lois de la nature et des hommes.

Jean-Philippe Testud Collections et collectionneurs

Collections et collectionneurs L’histoire des grandes collections est souvent celle de grandes familles ou de grands hommes : collections de François Ier, de Mazarin; collections impériales des Habsbourg à Vienne ou de Charles Ier d’Angleterre qui vingt années durant, amassa les œuvres de grands peintres dont fit partie le Salvator Mundi de Leonard de Vinci racheté récemment par un prince saoudien pour la somme de 450 millions de dollars. Plus proches de nous, nous évoquerons les Rothschild, les JacquemartAndré, les Camondo et leur tragique destin ainsi que quelques grandes collections américaines comme celles des Rockfeller et des Getty. Enfin, avant de pouvoir la visiter en 2020 dans son espace dédié au sein de l’Hôtel de la Marine à Paris, nous découvrirons les trésors de la collection AL-Thani du Qatar. •  Introduction •  Antiquité et Moyen Age •  Princes de la Renaissance •  Les Habsbourg •  Charles Ier d’Angleterre versus Louis XIV •  Catherine II en son Ermitage •  Marie-Antoinette •  Collectionneurs du XIXe, des Rothschild aux Camondo, en passant par Jacquemart-André •  Les collections perdues pour la France : Wallace, Galliera, Gulbenkian et 1887, la vente des Bijoux de la Couronne •  Les collections des Etats-Unis: Rockefeller, Getty, Forbes et autres… •  La collection Al-Thani et les nouveaux collectionneurs.

Raphaël Fonfroide Comprendre l'art actuel

Comprendre l’art actuel La difficulté de lecture de la majorité des œuvres d’art contemporain ne provient pas du fait qu’elles seraient plus compliquées que celles des siècles précédents mais de ce que nous cherchons à les interpréter avec des outils d’analyse périmés. Ce cycle ambitionne de vous fournir les bases pour appréhender l’art actuel. • Ben & Fluxus : « Tout est art ». Ces artistes organisent des manifestations où l’aléatoire, le flux de la vie, occupent une place primordiale. Fluxus joue de la provocation pour contester les hiérarchies artistiques. • Cy Twombly : l’écriture dans la peinture. Antoni Tàpies, Roman Opalka, Jochen Gerz et Cy Twombly pour un déluge de signes graphiques, d’inscriptions alphabétiques et numériques plus ou moins lisibles. • Gerhard Richter : peindre d’après la photographie. Dans les années 60, Gerhard Richter s’interroge sur le statut de la peinture et ses conventions. Postulant l’équivalence entre abstraction et figuration, il explore le statut de l’image. • Bertrand Lavier : le readymade après Duchamp. Bertrand Lavier travaille sur les limites poreuses de l’art. Au lieu de peindre des objets sur des toiles, il les recouvre littéralement de peinture, ce qui leur donne une nouvelle visibilité. • Gilles Barbier : position du contre-pied et esprit quantique. Barbier constate la difficulté à avoir une seule idée forte, une démarche identifiable et percutante. Il recherche un dispositif décidant des chemins à explorer « à la place de l’artiste ». • Dominique Gonzalez-Foerster : l’inclassable ! Cette artiste plonge les visiteurs dans des ambiances variées : des espaces baignés de lumière, des dispositifs narratifs, cinématographiques et littéraires visant à l’introspection

Guillaume Gaudet Parcours de femmes artistes

Parcours de femmes artistes Tout au long du XIXe siècle, l’image et la place réservées aux femmes dans la société évoluent. La République a choisi de s’incarner dans une femme maternelle et protectrice. En littérature, Alexandre Dumas et Balzac en font des héroïnes littéraires avec la Dame aux Camélias et Madame Bovary. Dans la haute société, les femmes tiennent des salons littéraires où le Tout-Paris se presse. Certaines se lancent dans une carrière d’artiste : Mary Cassatt et Berthe Morisot, d’abord modèles de Manet et de Degas, deviennent ensuite elles-mêmes peintres. Et à partir de 1896, c’est l’École des Beaux-Arts qui ouvre enfin ses portes aux femmes. Mais cette émancipation naissante est bien évidemment encadrée par les hommes qui freinent au besoin ce mouvement afin que les femmes n’empiètent pas sur leurs domaines réservés. Le vote restera ainsi une affaire d’hommes : les hommes politiques, même ceux de la IIIe République, leur refuseront obstinément ce droit et, de manière générale, verront toujours d’un mauvais œil les revendications féministes qui accompagnent leurs soulèvements populaires de 1848 et 1870. Dans le monde de l’art, les hommes n’acceptent pas que les femmes les concurrencent : on ne les soutient volontiers que lorsqu’elles sont inoffensives et œuvrent dans des domaines considérés comme mineurs, comme l’artisanat, les Arts décoratifs, ou quand elles peignent des « sujets de femmes », le foyer, la mode ou la couture. A travers la vie et l’œuvre de sept femmes artistes, ce cycle de conférences se propose de retracer l’histoire de leur émancipation, artistique autant que sociale, face à une société et un monde de l’art profondément masculin et misogyne. • Elisabeth Vigée Le Brun, • Félicie de Fauveau, • Mary Cassatt/Berthe Morisot, • Suzanne Valadon, • Camille Claudel, • Frida Kahlo

Eric Parmentier L

La peinture italienne à la Renaissance 1re partie : la Première Renaissance et ses fondements (1300-1500) A l’occasion du 500e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci et de Raphaël, célébré internationalement durant la saison 2019-2020, ce cycle de 11 conférences replacera l’itinéraire de ces deux génies au sein d’un ample mouvement intellectuel et artistique, dont les prémices s’annoncent en Italie centrale dès le tournant du Trecento. Accompagnant les réflexions des humanistes et des théoriciens, héritant des traditions propres à chaque centre de création, et sensibles aux influences transalpines, les artistes italiens ont élaboré et diffusé un système figuratif fondé sur une conception renouvelée du monde, de l’homme, et de leur art, élargissant définitivement le champ de la peinture occidentale. • Le renouveau de la peinture au tournant du Trecento : Florence, Assise et Rome • L’école siennoise et ses développements au Trecento • Les conquêtes picturales de Florence dans la première moitié du Quattrocento • La diffusion d’un art nouveau et les persistances d’un art de cour « gothique » • L’affirmation de centres originaux en Italie du Nord : Ferrare, Padoue et Mantoue • L’éclosion de la Renaissance à Venise, dans la seconde moitié du Quattrocento

Christian Monjou Visages du modernisme en peinture

Visages du modernisme en peinture Dee toutes les choses que l’art moderne a bousculées, l’image est peut-être pour notre regard, la plus déstabilisante. Les six séances, sans pour autant prétendre à l’exhaustivité seront consacrées à cinq peintres majeurs ayant le plus contribué à l’émergence du « modernisme » en peinture. Elles interrogeront l’acte de peindre par lequel rendre compte de la question du réel en « secouant »constamment le regard. • Le Douanier Rousseau ou la naïveté sage du regard • Henri Matisse ou seule la couleur peut combler le regard • Marcel Duchamp ou casser le regard • Pablo Picasso ou jamais ne se lasser de raviver le regard (2 séances) • Nicolas de Staël ou ré-enchanter le regard.

Date de dernière mise à jour : 08/04/2019

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