Littérature et philosophie

Antoine Assaf Réflexion philosophique sur l'argent

Réflexion philosophique sur l’argent Dans nos économies libérales, l’argent serait-il à la fois l’origine de tous nos maux et de tous nos bonheurs ? D’où vient ce curieux rapport que nous entretenons avec l’argent : assurerait-il notre liberté ou nous asservirait-il ? Fruit du travail mais aussi de la spéculation ou du jeu, reconnaissons que nous pouvons nous montrer avides de posséder ce que parfois nous soupçonnons d’être le résultat de la malversation, de la malhonnêteté. Peut-on aujourd’hui encore, bâtir des utopies sociétales dans lesquelles argent rimerait avec humanité, solidarité, générosité, bonheur de vivre ? • Est-il notre maître ou notre serviteur ? • Est-il une abstraction ou une réalité ? • Quel est le système économique qui l’utilise et le met au service des hommes pour assurer leurs vies ou leurs morts ? • Nous essayerons d’aborder ces questions à travers les systèmes économiques du libéralisme capitalisme ou communisme protectionnisme, etc. • Autant d’interrogations pour voir si, dans sa finalité, l’argent peut assurer le bonheur de l’homme!

Bruno Paradis, L'oeuvre d'art et la mémoire

L’œuvre d’art et la mémoire Nous nous proposons, cette année, de réfléchir sur le rapport entre l’œuvre d’art et la mémoire. Pour ce faire, nous commencerons par distinguer deux notions, travailler et œuvrer. Si le travail répond à une nécessité vitale, l’œuvre d’art est une réalisation visant à défier le temps, et la mort. Il apparaîtra que ce défi est inséparable de la constitution d’une mémoire collective. Le problème qui se pose alors n’est plus simplement de faire œuvre, mais d’assurer la permanence de l’œuvre. Cela nous conduira à nous interroger sur le musée. Si Mnémosyne, la déesse de la mémoire, est la mère des muses, nous la suivrons à travers l’histoire depuis Hésiode jusqu’au Musée imaginaire de Malraux. Les lectures sur lesquelles nous nous appuierons sont : • Hésiode : Théogonie • Aristote : Poétique • Emmanuel Kant : Critique de la faculté de juger • Hannah Arendt : Condition de l’homme moderne • André Malraux : Le Musée imaginaire

Alain Stricker Lire et relire Shakespeare

Lire et relire Shakespeare Par-delà une appréciation universelle de la diversité d’une âme humaine aux ressorts éternels, la lecture du drame shakespearien ne prend tout son sens qu’à l’aune d’une bonne connaissance du creuset qui a servi de matrice à l’alchimie de sa création. Or l’époque élisabéthaine est profondément marquée par une culture éminemment chrétienne aujourd’hui plus méconnue. Nous aborderons quelques-uns des héros les plus fameux du plus célèbre dramaturge de tous les temps en reprenant la mesure des fondements de la modernité, en gestation à l’aube la Renaissance. • Du prophète Daniel aux amants de Vérone : heur et malheur d’une jeunesse excessive. (Romeo et Juliette) • Décomptes politiques et déboires paternels : diviser pour ne plus régner. Le vieux roi décide de partager son royaume avant sa mort pour prévenir les querelles, mais son calcul va s’avérer catastrophique. (Le roi Lear) • Tu ne tueras point » : le dilemme du prince philosophe ou les injonctions paternelles paradoxales au royaume du Danemark. (Hamlet) • L’enfer c’est l’autre : le général, la fille rebelle et la jacquerie du fourbe. La « divine Desdémone» finira par être défaite par le démon. (Othello) • Liturgie et sorcellerie : ambition politique et ambivalence poétique. Le désir de pouvoir entravé par l’ambiguïté du discours. (Macbeth) • Aliénation et réparation : de l’esprit du père à la prospérité retrouvée du prince érudit, mais spolié de son duché. (La Tempête) Chaque conférence commencera par un résumé des pièces abordées et proposera quelques illustrations sous forme d’extraits de films et/ou de documents susceptibles d’éclairer le propos. Malgré tout, il n’est peut-être pas inutile de (re)lire ou de (re)voir les œuvres retenues pour assister à ces conférences avec profit.

Date de dernière mise à jour : 08/04/2019