Littérature et philosophie

Antoine Assaf Philosophie et transhumanisme

Le futur de l’humanité en question Le mouvement Transhumaniste ou Humanity+, résultante de notre fascination pour les possibilités que nous ouvrent les nouvelles technologies, a vraiment pris corps dans les années 1990 quand le philosophe Max More a publié son essai Transhumanisme : vers une philosophie futuriste. Il assigne essentiellement à ce mouvement : • « La promotion de l’amélioration de la condition humaine à travers des technologies d’amélioration de la vie, ayant pour but l’élimination du vieillissement et l’augmentation des capacités intellectuelles, physiques et psychologiques des êtres humains ». • « L’étude des bénéfices et des dangers ainsi que de l’éthique du développement et de la mise en œuvre de ces technologies. » Dans ce cycle de conférences, nous tâcherons d’évaluer ces buts recherchés à l’aune de la finalité humaine telle que la tradition européenne l’a fondée sur les principes de la raison, l’individualité, la personne et la liberté. Le transhumanisme met-il en danger ces principes ? Peut-il se développer dans une société gouvernée par des hommes libres sans la défigurer et l’anéantir ? Basés sur le bon sens, l’expérience et les leçons de la philosophie, nos débats et nos discussions devraient nous aider à amorcer des réponses à ces questions.
Transhumanisme michel ange
Robot vitruve

Bruno Paradis, Le désir de savoir

Dans un entretien radiophonique, Michel Foucault, abordant le problème du savoir et de sa transmission, faisait valoir l’importance d’une libido sciendi, d’un désir de savoir. Transmission du savoir et désir de savoir devraient être intimement liés. Interroger la nature de ce lien, ce serait s’interroger sur ce que signifie éduquer ; ce serait s’interroger sur le rôle et la fonction de l’institution où ce savoir est transmis. Nous aimerions développer les deux idées suivantes : d’une part transmettre un savoir, c’est ouvrir le présent sur sa mémoire, d’autre part une telle ouverture ne peut être que tranchante et critique, condition nécessaire pour que puissent émerger de nouveaux énoncés. Pour développer cette réflexion, nous nous appuierons, principalement, sur Le Banquet de Platon, l’Ethique à Nicomaque d’Aristote, Emile de Rousseau. Au fil de ces lectures, il apparaîtra que notre réflexion sur le désir de savoir n’est rien d’autre que la réalisation du programme inscrit dans le nom même de ce que nous pratiquons avec joie, la philo-sophia (amour/désir du savoir/sagesse).
Banquet platon 1125299 5723098
Emile sans titre

Date de dernière mise à jour : 27/04/2018