Nouveaux conférenciers 2020-2021

Gilles Genty

 

L’Art Nouveau en Europe (1880-1914)

Les noms d’Hector Guimard, d’Alphonse Mucha, de Gustav Klimt ou d’Emile Gallé sont connus de tous. Aussi, lorsqu’ils sont évoqués, nous viennent immédiatement à l’esprit les élégantes arabesques des entrées du Métro parisien ou les formes japonisantes de telle affiche, de tel vase précieux.

Mais sait-on que l’Art Nouveau a existé dans l’Europe entière ? Sait-on que prenant exemple sur l’Angleterre, des confréries d’artistes se sont créées en Allemagne, en Finlande ou encore en Russie ? Que la Catalogne de Gaudi fut, chronologiquement, précurseur, qu’à Budapest et à Prague, l’Art Nouveau fut le vecteur d’aspirations politiques nationalistes, que l’on trouve des exemples architecturaux jusqu’en Tunisie et en Turquie, que l’Italie organisa en 1902 la seule exposition internationale consacrée à ce mouvement ?

Tout en approfondissant l’oeuvre d’artistes déjà célèbres, ce cycle de conférences ambitionne de faire découvrir les aspects méconnus de ce mouvement qui fut fondamental dans la naissance du design et de l’architecture modernes.

• L’Angleterre : William Morris et les “Arts and Crafts”

• Emile Gallé, magicien de la transparence

• L’épanouissement de l’Ecole de Nancy

• Bruxelles, l’autre capitale de l’Art Nouveau

• Barcelone et Antoni Gaudi : un nouvel âge baroque ?

• L’Ecole de Glasgow : autour de Charles Mackintoch

• Hector Guimard et l’Art Nouveau en France autour de 1900

• Gustave Klimt et la Sécession viennoise

• L’Allemagne Art Nouveau de Berlin à la colonie d’artistes de Darmstadt.

• L’Europe de l’Est méconnue, de Prague à Moscou

• Le développement aux USA (Tiffany, Sullivan, Wright)

Pierre-André Hélène

 

L’histoire sans secret

A travers des lieux emblématiques du XIXe et du XXe siècles, une découverte des petits et grands moments de l’histoire contemporaine, croisant architecture, évènements et personnalités marquantes

• A la rencontre de Toulouse-Lautrec

• Passages et galeries du romantisme, du Palais Royal aux Grands Boulevards

• Somptueux décors des demeures particulières privées à Paris

• La fabuleuse histoire de Deauville

• Palaces et grands hôtels à Paris

• Palaces et grands hôtels en France, au temps des villégiatures mondaines

Brigitte Krulic

 

Le roman historique, « roman du peuple, roman des peuples »

Qui n’a jamais vibré aux passes d’armes de d’Artagnan et de Lagardère, aux exploits d’Ivanhoé ?

De Walter Scott à Chantal Thomas, le roman historique n’a cessé d’attirer un public fidèle en le divertissant. Mais il permet aussi la confrontation entre passé et présent par des jeux de surimpressions d’images et d’effets de miroir.

L’histoire est au goût du jour ; grâce à la démocratisation de la lecture (essor de la presse, apparition du feuilleton), le roman historique assume la mission d’ ‘’instituteur du peuple’’ et diffuse les représentations et les mythes nationaux.

• La règle du jeu : les ‘’ingrédients‘’ du genre, en quoi le roman historique est issu de l’âge romantique et de la muse démocratique.

• L’instituteur du peuple ou comment lire le présent à la lumière du passé. Troubles du passé, de la Fronde aux révolutions (Vigny, Dumas) ou la République à la conquête des terroirs (Balzac, Hugo).

• Le roman historique et ‘’l’exception française’’ : l’Etat au-dessus des partis (Druon), la relation entre l’Etat et l’individu, Paris et la province (Dumas, Gautier).

• Mythes politiques : le héros à la française (d’Artagnan), l’imaginaire du “mousquetaire’’ (Féval, Zévaco), femmes fatales et sorcières (Marie-Antoinette, Catherine de Médicis).

• Le roman historique en Europe et la formation des imaginaires nationaux : Walter Scott et l’invention de la tradition (Ecossais et Anglais, Saxons et Normands), Tarass Boulba (Gogol) et Quo Vadis (Sienkiewicz) comme illustration du peuple persécuté.

• Lectures mythologiques : nostalgie de l’âge d’or (Egypte, Moyen Age) ou goût pour les conspirateurs et initiés (Da Vinci Code)

• Du héros au témoin ? A la recherche des mémoires individuelles (L’Allée du roi) et de l’histoire vécue (La Jeune fille à la perle)

Laurent Villevieille

 

L’humanité au croisement du langage

Nous parlons les uns avec les autres. Il nous arrive de nous parler à nous-même ou encore, lorsque nous demeurons silencieux, de nous faire à nous-même, intérieurement, remarques et observations. Jusque dans nos rêves, nous parlons.

Le langage mettrait-il en jeu notre humanité même ?

De fait, lorsqu’Aristote a formulé sa célèbre définition de l’homme comme ‘’animal doué de raison’’, le mot grec que la tradition philosophique a traduit par ‘’raison’’ est logos, qui signifie, tout aussi bien ‘’parole’’ que ‘’discours’’.

Dès lors, notre humanité ne se situerait-elle pas aux croisements du langage en ses multiples dimensions : la vérité et l’erreur, la parole sincère et le mensonge, l’ordre auquel nous obéissons et celui que nous refusons, la question et la réponse, la parole quotidienne et la parole poétique ?

En cette croisée linguistique des chemins de notre humanité, les pensées de Platon, Aristote, Kant, Heidegger ou Levinas nous seront d’un bon secours.

• Le langage, propre de l’homme ?

• Le langage comme ouverture au monde

• Langage et vérité

• Langage du pouvoir et pouvoir du langage

• La parole d’autrui

• L’art, un au-delà du langage

 

Jean-Marc Wolff

 

Histoire et musique

La “musique occidentale”

A partir d’un fond musical commun aux religions du Livre, le monde chrétien élabore en Europe occidentale une musique religieuse spécifique, appuyée notamment sur l’émergence de systèmes de notation débouchant sur la « révolution polyphonique », puis sur l’élaboration du système tonal, théorisé au XVIIIe siècle.

Sur le plan social, la musique ainsi produite en Europe occidentale s’étend largement au-delà du cadre religieux qui en fut le premier laboratoire. (2 séances)

Cette musique européenne se mondialise, en premier lieu dans le sillage de l’expansion européenne des « vieux Empires » du XVIe au XVIIIe siècle.

Aux XIXe et XXe siècles cette mondialisation présente des caractères nouveaux, la musique jouant un rôle important dans la « construction des identités nationales » tant en Europe que dans les territoires colonisés par elle.

Les décolonisations prolongent paradoxalement ce phénomène. (2 séances).

Depuis la fin du XIXe siècle, s’opèrent des processus de rencontre et de synthèse entre les différentes traditions musicales mondiales. Le langage musical occidental se transforme en prenant notamment en compte l’existence des musiques non européennes. Le rôle de la musique dans les sociétés modernes du monde entier est aussi profondément modifié par les conséquences des révolutions scientifiques et techniques, en dernier lieu numériques. (2 séances)

 

Date de dernière mise à jour : 06/04/2020